Turkiye'nin Istiqlalı

Hier, nous avons vu ce que pouvait donner une "fête" de l'indépendance dans un pays pétri de nationalisme (l'Istiqlal signifie l'Indépendance, de là vient le nom de la rue Ste Catherine stambuliote qu'il fait bon arpenter : l'Istiqlal Caddesi).
Bien sûr les drapeaux étaient omniprésents dans les rues comme au sein de l'université (un énorme par façade, couvrant le quart de la surface), mais surtout le portrait d'Atatürk (oui mamounette, le chef d'Etat à qui tu trouvas "un regard de killer" en passant devant le garde en faction du Consulat... après le couteau à fromage brandi en plein milieu de la Part Dieu, tu ne me feras pas croire que tu n'aimes pas les situations à risque !).
De tous les âges (du jeune militaire à l'homme d'Etat) et sous toutes les formes (du portrait peint à l'effigie dorée des salles de cours), le "père du peuple" veille.
Prenez Zantafio dans "le dictateur et les champignons", ou encore les portraits de Lénine et Staline dans l'ex-URSS. Et bien la Turquie n'a rien à leur envier: presque chaque commerce (surtout les plus petits) recrée cette atmosphère de receuillement.
Que se cache-t-il derrière le regard déterminé de Mustafa Kemal?
Comment un tel homme a-t-il pu laisser une telle empreinte et installer un modèle de laïcité dans un pays longtemps coeur de l'Empire Ottoman?
Quelle est la réalité de cette empreinte, à Istanbul et en dehors d'Istanbul?
Là, d'un coup, je pointe mes lacunes... demain je remplace le bachottage de ma liste de vocabulaire par un peu d'étude de civilisation.
Mais j'ai quand même un peu ma petite idée ; La Turquie est un pays plein de paradoxes... je n'en dis pas plus mais je n'en pense pas moins.

